Du 27 janvier au 2 février : les barrages paysans, j'y ai échappé !

 

 

Commençons par un petit dessin que j'ai réalisé pour l'anniversaire d'une amie - j'ai effacé son nom et celui des deux villes qui étaient indiquées sur les panneaux, libre à vous de le réutiliser en le complétant avec le nom d'un de vos proches et les toponymes de votre lieu d'habitation et du sien.

 

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Samedi 27 janvier

 

14h : Après un vendredi sans histoire, me voici de retour à Guilers pour écouter une conférence sur le passé de cette commune : avec ce que raconte l’oratrice, j’ai largement de quoi alimenter une chronique ou deux. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de place au premier rang : ça n’a l’air de rien mais, de ce fait, je suis contraint de me retrouver coincé entre trois personnes, ce qui est déjà oppressant. Pour ne rien arranger, l’assistance ne peut pas s’empêcher de papoter pour un oui ou pour un non ! Et pourtant, du haut de mes 35 ans, je fais figure de bébé dans cette assemblée de seniors ! Et après, ça va se plaindre de n’avoir pas compris ! Le mythe de la sagesse qui vient avec l’âge est une vaste fumisterie !

 

15h30 : En sortant de la médiathèque, je tombe sur un avis de mariage affiché à l’entrée de la mairie. L’annonce est introduite en des termes bien étranges : « Devant être célébré FORT-DE-FRANCE (Finistère) »… De toute évidence, il y a une rupture de construction et une légère erreur de localisation géographique… À moins que ce soit moi qui ai mal compris quelque chose, mais ça m’étonnerait quand même un peu !

La preuve en image :

 

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Après "entre" figuraient bien évidemment les noms et adresses des mariés : j'ai recadré la photo de façon à ne pas vous les montrer, par respect pour l'intimité de ce couple - auquel je présente tous mes vœux de bonheur.

Dimanche 28 janvier

 

17h : J’ai profité de ce passage dans la commune de mon enfance pour passer la nuit chez mes parents. Mon père me ramène donc chez moi, dans sa voiture, la radio allumée. Je n’ose pas lui demander de l’éteindre. Au moins, ça me donne l’occasion d’apprendre que Didier Barbelivien présente une émission sur Europe 1 : ce dimanche-là, il recevait un académicien… Il paraît que France Inter est la radio la plus écoutée de France : on se demande bien pourquoi les auditeurs boudent les radios privées !

 

Lundi 29 janvier

 

10h45 : Je donne mon sang. Non, je n’en tire aucune gloriole. Je n’ai pas à être fier de ce geste, ça ne fait pas de moi quelqu’un de bien. Je me souviens de cet épisode d’Un gars, une fille où Jean et Alex vont donner leur sang et en tirent un prétexte pour prétendre être des « gens bien » mais refusent de donner l’aumône à un mendiant dans la seconde qui suit… Et puis pourquoi ne rend-t-on pas le don du sang obligatoire ? On fait bien payer des impôts aux gens qui gagnent bien leur vie : pourquoi ne forcerait-on pas les gens bien portants à donner leur sang ? Même les gens non imposables auraient l’occasion de rendre service à la société ! Dites, c’est pas con comme idée, je devrais peut-être la proposer à Raphaël Glucksmann !

 

Mardi 30 janvier

 

12h : Déjeuner au Subway avec mon ami correspondant au Télégramme. Le cadre est hideux et bruyant, les sandwiches sont dégueulasses, mais j’ai laissé mon ami choisir l’endroit par égard pour son emploi du temps chargé. Je le revois, entre autres, pour la promo de mon troisième recueil de dessins : un peu de publicité n’est pas de trop ! Il me pose des questions assez pointues, on ne peut pas lui reprocher de faire des efforts sincères pour s’intéresser à ce que font les artistes locaux : je saisis l’occasion pour me livrer comme je ne l’ai jamais fait devant un autre journaliste. Je lui dis franchement que la vocation de dessinateur satiriste m’était venue en voyant les Guignols brocarder les querelles un peu vaines des grands de ce monde et que je ne pensais pas que je devrais, en 2024, commenter des guerres, des pandémies, des triomphes populistes et toute cette crasse qui devrait relever d’un passé révolu depuis longtemps. Sans compter la catastrophe écologique annoncée par-dessus le marché… Peut-on rire de tout ? Oui, mais on n’y est pas obligé si on n’en a pas envie.

 

15h : Je reçois la visite inopinée d’une représentante de mon bailleur qui profite d’un passage sur site pour m’annoncer qu’un devis a été demandé en vue de la réfection des parties communes, où des crétins ont trouvé spirituel de répandre de la peinture bleue partout, et qu’ils allaient aussi engager un programme de rénovation des « espaces verts » – une appellation pompeuse pour la malheureuse cour qui entoure l’immeuble et où des plantes invasives poussent entre deux amoncellement de détritus… Au moins, en envoyant une lettre pour me plaindre de cet état de fait, je n’aurai pas prêché dans le désert ! Rendez-vous dans un an pour voir si ses belles promesses n’auront pas été du vent…

Portrait d'une petite fille, réalisé pour faire une surprise à ses parents :

 

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Mercredi 31 janvier

 

10h : Désespérant d’y parvenir chez moi, je fais scanner ma dernière planche dans une boutique spécialisée. La jeune femme qui me prend en charge s’est trompée de type de fichier : elle me demande donc de « la lui repasser » ; pensant qu’elle parle de ma clé USB, je me mets à la fouiller compulsivement ma sacoche pour la retrouver : la demoiselle me dit donc qu’elle parlait de ma planche, qu’elle venait de restituer ! La clé, elle l’avait toujours ! Et oui, mentalement, j’étais déjà prêt à partir : ma difficulté à saisir l’implicite, qui est un trait autistique courant, a fait le reste. Cette anecdote n’est pas glorieuse, mais je tiens à l’opposer à celles et ceux qui seraient tentés de penser que je joue la comédie…

 

15h30 : J’arrive à la médiathèque de Bellevue pour y travailler dans le calme en attendant l’heure du cours du soir. Je dois déchanter : le mercredi, les minuscules sont là pour faire des activités et il ne faut compter ni sur les animateurs ni sur les bibliothécaires pour demander le silence à ces chers petits ! Bref, c’est l’enfer. Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé, mais ça me rend nostalgique de l’époque où le silence était de rigueur dans ce qu’on appelait encore des bibliothèques et où les gosses n’avaient pas tous les droits…

Comme chaque mercredi soir, j'étais au cours de dessin ; nous avions un modèle pour faire du croquis de nu, en voici un aperçu :

 

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Jeudi 1er février

 

12h : J’apprends que pour prendre la mesure de la flambée des prix, Gabriel Attal va visiter un supermarché… En compagnie d’un traducteur ! Le premier ministre a besoin d’un interprète pour explorer un endroit où les Français moyens vont faire leurs courses ! Je mettrais ça dans un dessin, tout le monde dirait que j’exagère ! Chers parents, votre ado est un branleur qui ne veut même pas aller faire une course au Leclerc du coin ? Ne vous inquiétez pas pour son avenir, il a le niveau pour devenir chef de gouvernement !

 

22h20 : Après un passage à la scène ouverte de La Raskette, où je n’étais pas venu depuis longtemps, j’arrive sur la place de la Liberté afin d’y prendre le bus pour Lambé… Qui ne passera que dans quarante minutes. Je récapitule : j’ai sué sang et eau pour un rendez-vous auquel la personne que j’attendais n’est pas venue, j’ai été lamentable sur scène, je n’ai pas eu un seul client pour les caricatures, et, pour couronner le tout, je me retrouve ENCORE à attendre le bus en pleine nuit, seul comme un chien ! On n’arrête pas de me dire « Savoure l’instant présent ». Et bien il a un goût de merde, l’instant présent ! 

 

Quelques croquis exécutés lors de cette scène ouverte :

 

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Vendredi 2 février

 

17h : Je quitte le café de la librairie Dialogues où j’avais rendez-vous avec une acheteuse : j’ai deux heures à tuer avant le cours de natation, je me dis que je peux aller à pied jusqu’à la piscine. Mais alors que j’ai déjà la tête dans les nuages, un objet non identifié éclate à mes pieds ! Je hurle de terreur et tourne la tête : j’ai tout juste le temps d’apercevoir, avant qu’ils ne s’enfuient sans demander leur reste, les deux jeunes crétins qui m’ont jeté un pétard… Quick et Flupke dans les BD d’Hergé, c’était assez drôle : dans la vraie vie, c’est moyennement drôle !

 

Terminons avec un événement que j'organise la semaine prochaine pour faire vivre la mémoire de Cavanna qui nous a quittés il y a déjà dix ans :

 

029-Cavanna sous -presque- toutes les coutures.jpg

 

C'est tout pour cette semaine, à la prochaine !

 



03/02/2024
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