Du 12 au 18 janvier : Je suis déjà fatigué !

Vendredi 12 janvier

 

16h : Passage en centre-ville pour remettre quelque chose à ma petite sœur. Il y a beaucoup de monde en ville, je suis un peu surpris, mais l’explication vient rapidement : ce sont les soldes ! Je repense à l’époque où ma mère me traînait dans les magasins pour m’acheter des fringues et je me dis que les nostalgiques de l’enfance sont vieux et amnésiques…

 

16h30 : Je ne peux m’attarder chez ma sœur qui a un rendez-vous important. Elle a quand même le temps de m’apprendre qu’elle n’aime pas Jacques Dutronc. Un peu étonné, je lui demande pourquoi : elle me répond que c’est parce qu’il soutient Depardieu ! C’est vrai que c’est difficilement défendable, même si ça ne m’étonne qu’à moitié de la part d’un je-m’en-foutiste professionnel comme Dutronc. Maintenant, s’il faut se priver de tous les artistes qui prennent des positions discutables, il ne va pas nous rester grand’ chose. D’un autre côté, je serais mal placé pour reprocher son attitude à ma sœur car, pour ma part, c’est Françoise Hardy que j’ai tendance à bouder, même si je reconnais depuis peu qu’elle mérite peut-être que l’on garde d’elle un meilleur souvenir que celui d’une vieille peau qui a eu peur de François Hollande !

 

17h30 : En attendant l’heure d’aller à la piscine, je rends une petite visite à mes amis de la boutique de tatouages et de piercings. Le perceur de la maison a une sacrée surprise : il reçoit un coup de fil d’Europe 2, on l’interroge sur son métier et ce bref entretien téléphonique sera probablement diffusé à la radio ! C’est le genre d’événement auquel il n’est pas donné tous les jours d’assister tous les jours, même s’il n’y a pas de quoi se laisser impressionner.

 

Samedi 13 janvier

 

10h20 : Je débarque au Patronage Laïque de Lambézellec pour livrer mon recueil de dessins à un commanditaire. Celui-ci fait partie de l’association Asperansa qui est justement en réunion dans ces murs. À ma grande surprise, ses camarades décident subitement presque tous de m’acheter un recueil à leur tour ! Je décroche cinq commandes d’un seul coup, moi qui ai habituellement tant de mal à placer mes recueils ! Décidément, il n’y a pas de règle absolue pour réussir une vente et les « professionnels » du marketing qui vous prétendront le contraire sont des menteurs – mais ça, je m’en doutais déjà avant.

 

10h40 : Avant de récupérer chez moi les cinq exemplaires que j’ai promis à ces messieurs-dames, je m’arrête dans un bar-tabac pour faire de la monnaie, conscient que je risque d’en avoir besoin pour me faire payer mes livres. Pour éviter de rééditer la mésaventure du tout début d’année, avec la buraliste revêche qui n’avait jamais rencontré de personne avec autisme, je décide d’acheter un Banco. Surprise : je gagne deux euros ! Je décide aussitôt d’en profiter pour récupérer l’euro que ce ticket m’a coûté et en acheter un autre. Re-surprise : je gagne à nouveau deux euros ! Je récupère donc un autre euro et achète un autre ticket. Vous connaissez le proverbe « Jamais deux sans trois » ? Et bien c’est de la connerie : cette fois, je ne gagne rien. Mais je n’en ai cure, vu que je n’ai rien perdu et que je suis même bénéficiaire ! N’empêche que pour moi qui, d’habitude, ne joue jamais, c’est assez incroyable !  

 

11h20 : Retour au PL Lambé : je ne comptais pas perturber la réunion de ces messieurs-dames, mais à peine suis-je entré qu’ils m’invitent à m’asseoir. Et dès que je suis assis avec mes livres en main, ils m’assaillent littéralement ! Je repense à l’excellente Sara Mortensen quand elle joue Astrid tournant de l’œil lorsqu’une meute de journalistes avides de scoop se jette sur elle : je ressens à peu près la même sensation et je me dis que pour des gens censés savoir ce qu’est l’autisme, mes hôtes ne font pas preuve d’une finesse excessive… Je réussis néanmoins à vendre et à dédicacer six exemplaires (j’avais apporté un peu de rab au cas où). Avant de partir, je demande le nom d’un enfant que j’identifie comme une petite fille et qui se trouve dans la salle : on me répond que c’est un garçon et que je peux le lui demander directement… Voilà typiquement le genre de maladresse que je commets au quotidien !

 

15h : Je reçois un photographe qui a accepté de se déplacer chez moi pour composer avec moi une parodie de la fameuse affiche du Journal de Bridget Jones : je n’ai certes pas le sex-appeal de Renée Zellweger, mais c’est justement ce qui rend le pastiche intéressant. J’ai bien entendu pris soin de dégager mon salon afin qu’il ait l’espace nécessaire pour installer son matériel. Mais même avec ça, il a un peu de mal à trouver un point de vue assez élevé pour me photographier en contre-plongée ! Le seul escabeau dont je dispose n’est pas spécialement gigantesque, il pense même un instant à s’installer carrément sur le rebord de la fenêtre ! Heureusement, il finit par trouver le bon angle et n’a donc pas besoin d’en arriver à cette extrémité dangereuse. C’est à ce moment-là que ça devient compliqué pour moi : la pose n’est pas confortable, il faut avoir à la fois les jambes croisées, le buste penché vers l’avant et la tête dressée vers le plafond, le tout en maintenant l’expression étrange de la charmante Bridget… Ce n’est pas si facile de faire le mannequin, en définitive ! Bon, nous y arrivons quand même…

 

Voici le résultat, le nouveau visuel de ce blog et, j'espère, la couverture du livre quand il verra le jour :

 

Le journal du professeur Blequin - Couverture.jpg

 

Dans le même ordre d'idées, voici le nouveau visuel de la page d'accueil de mon site :

 

01-17-Nouvelle page d'accueil.jpg

 

19h : Je passe retirer ma commande à la pizzeria du coin. Le serveur, qui me reconnaît, me rend un billet de dix euros que j’avais fait tomber en venant commander : il me dit que ça mériterait bien que je lui fasse sa caricature ! Un peu surpris, je lui demande comment il sait que je fais ça alors que je ne lui en avais jamais parlé : il me répond que lui et ses collègues ont lu un article sur moi et qu’ils savent tous qui je suis… Je rentre chez moi, quelque peu dérouté.

 

Dimanche 14 janvier

 

15h : J’ai un peu de mal à me motiver pour dessiner, mais il faut quand même je le fasse. Alors je me connecte à la plateforme France.tv, histoire de me passer, tout en travaillant, quelques épisodes d’Astrid et Raphaëlle. Ça me permet de tomber sur la dernière trouvaille de la télévision publique française : Un gars, une fille 25 ans après ! Mais n’espérez pas retrouver Jean Dujardin ni la ravissante Alexandra Lamy : il s’agit d’un autre couple, qui doit réapprendre à vivre à deux après le départ des enfants… Après Un gars, une fille au pluriel, il se confirme que l’imagination devient une denrée aussi rare que le steak de diplodocus ! À quand Un gars, une fille au singulier avec un mec qui discuterait avec la nana en poster sur laquelle il se branle et Un gars, une fille 50 ans après qui raconterait les amours et les disputes d’un couple en fin de vie dans leur EHPAD ? Ils sont capables de le faire, vous verrez !

 

Ce que j'ai réussi à produire ce dimanche. D'abord, une peinture "automatique" :

 

01-14-Dessin automatique.JPG

 

Deux dessins pour tailler un costard à une de mes têtes de turc préférées :


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Deux caricatures de personnes proches (n'essayez pas de voir qui c'est) :

 

 

01-16-Delphine - Madame Bout de bois.jpg


01-16-Ina.jpg

 

Une parodie du tableau de Degas avec Evariste de Valernes, mettant en scène un ami psychologue :

 

01-17-Degas et Evariste - Mathieu et moi.jpg

 

Une autre "peinture automatique" :


01-17-Peinture automatique.jpg

 

19h : Je tombe sur un article consacré à ces descendants d’immigrés marocains qui décident de quitter la France et de s’installer au pays de leurs ancêtres. Il fallait s’y attendre ! À force de s’entendre traiter d’étrangers alors qu’ils sont nés dans l’Hexagone et d’être accusés de tous les maux de la société, ils finissent par prendre tout ça au mot et par foutre le camp ! J’ai déjà l’idée d’une mini-BD où trois gros beaufs racistes décideraient de fêter ça, puis se rendraient compte qu’ils sont désormais privés des services que leur rendaient ces fils d’immigrés, au point de se dire « Merde, on s’est encore fait avoir ! » Et oui, mettez-vous bien ça dans le crâne : la xénophobie n'est PAS une idéologie populaire ! Si un gouvernement aussi antisocial que celui dont nous subissons actuellement l’autorité ne voit aucun inconvénient à appliquer les idées du RN en matière d’immigration, c’est bien la preuve que celles-ci ne sont pas destinées à nous faire plaisir ! Si le racisme dérangeait vraiment les puissants, ils ne seraient pas les premiers à le pratiquer ! Il serait grand temps de se mettre ça dans la tête !

 

Lundi 15 janvier

 

12h : Je suis au Beaj Kafé pour la journée ; j’ai quelques travaux d’écriture sur lesquels je souhaiterais avancer. Je déjeune naturellement sur place : en attendant mon tour de commander (ça se fait au comptoir), je jette un œil sur la presse. J’apprends ainsi que Trump s’envole dans les sondages alors qu’il est menacé d’inéligibilité, que 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, que Le Pen réplique à la nomination d’Attal en proposant déjà Matignon à Bardella… On avait beaucoup parlé du « monde d’après » pendant le Covid ; plus récemment, en m’adressant ses vœux, une amie m’avait dit qu’elle espérait que l’année nouvelle serait bonne aussi pour la planète… Putain, c’est pas gagné ! Et on s’étonne que je ne sorte plus de ma bulle qu’en rechignant…

 

Mardi 16 janvier

 

10h : Il faut que j’avance sur une BD qu’on m’a commandée. Avant de m’y mettre, je sors prendre l’air au bois de la Brasserie. Théoriquement, l’accès à cet espace vert est interdit en raison des dégâts dus à la tempête Ciaran : seulement voilà, il n’y a pas de grillage, il n’y pas non plus de cerbère pour interdire l’entrée, je vois même un petit vieux qui promène son chien… Alors tant pis, je passe outre ! Au final, je ne croise personne m’ordonnant de faire demi-tour et, de toute façon, là où les arbres déracinés m’empêchent vraiment de poursuivre mon chemin, je ne suis pas assez stupide pour m’amuser à les escalader ! Avec le recul, je regrette de ne pas avoir la même attitude pendant le confinement : je n’ai jamais été contrôlé, alors m’aurait-on vraiment empêché de m’oxygéner au-delà de la malheureuse heure qui nous était officiellement allouée ? Plus ça va et moins je me plie aux règles : je finirai vieillard indigne !

 

17h15 : Je me rends à la MJC de L’Hareloire ; ce n’était pas vraiment prévu, mais une jeune admiratrice m’a proposé de venir la rejoindre et il m’aurait paru inconvenant de refuser. Ça débute mal car le hall d’entrée est occupé par une marmaille bruyante… Nous finissons quand même par pouvoir monter à l’étage où nous attend un spectacle assez singulier : une conteuse sourde et muette ! Bien sûr, son récit en langue des signes est traduit par une interprète, ce qui permet aux béotiens dont je fais partie de suivre l’histoire malgré tout. Mais j’ai un mal de chien à me focaliser sur ses gestes ET sur la traduction en même temps : la langue des signes nécessite un apprentissage et une expérience qui ne s’acquiert pas en un jour… Elle nous raconte « La petite sirène » : il est logique que l’histoire de cette pauvre créature qui se retrouve privée sa voix soit parlante (hum !) pour une personne sourde-muette… Mais au final, ce qui me marque le plus, c’est la salle dans laquelle nous nous trouvons, que je trouve assez bien foutue pour une salle de MJC ! Étant plutôt habitué à trouver, dans les bâtiments de ce genre, des salles miteuses à l’acoustique minable, je suis agréablement surpris d’y trouver une vraie scène et une acoustique tout à fait convenable, ça pourrait être un lieu valorisant pour les artistes que je fréquente…

 

01-16-Conte en langue des signes.jpg

 

18h : Une fois le spectacle terminé, nous jetons un œil à l’exposition de croquis de modèles vivants installés au deuxième étage : étant maintenant habitué à ce genre d’exercice, je regarde d’un œil blasé ces esquisses réalisées par des particuliers pour qui le dessin n’est qu’un loisir comme pourrait l’être le tricot ou le handball… Des verres sont installés en vue d’un vernissage, mais ni moi ni ma compagne n’avons envie de nous attarder en compagnie de gens que nous ne connaissons pas. Nous partons assez vite, avec pour principale satisfaction la joie de nous être revus.  

 

Mercredi 17 janvier

 

10h45 : Il fait un temps de chien, mais je suis tout de même sorti pour faire quelques courses en ville avant la présentation de Voyage en Normalaisie prévue pour ce soir au Beaj Kafé. Alors que je me dirige vers une boutique d’impression, je croise un couple qui me reconnaît : ils sont bénévoles au Kafkérin, ce qui me fait, je l’avoue honteusement, une belle jambe. Dans l’absolu, il est déjà normal que je n’identifie pas des gens que je suis habitué à rencontrer dans un autre contexte ; mais je dois avouer que quand je me rends au Kafkérin, c’est généralement pour assister (et, surtout, participer) aux événements du Collectif Synergie, je prête donc plus attention à mes camarades artistes qu’aux individus qui tiennent l’établissement… Le couple m’annonce qu’ils vont bientôt devenir parents : on nous rebat les oreilles de la natalité française qui serait en berne, mais visiblement, il y a encore des gens qui sont prêts à faire des enfants dans ce monde horrible… Mais même si nous vivions dans un monde meilleur et si je n’étais pas célibataire, je ne suis pas sûr que j’aurais envie d’avoir une descendance : je ne veux pas faire les sacrifices auxquels mes parents ont consenti, je ne veux pas me mettre à voir des pédophiles partout, je ne veux pas qu’on me fasse des reproches sans arrêt, que ce soit pour mon manque d’implication ou, au contraire, parce que je les couverais trop… Bref, j’hésite à adresser à ce couple des félicitations qui me sembleraient incongrues, vu que leur état est quand même commun à des  millions de personnes dans le monde et que le premier cas social venu peut se reproduire ! Mais quand ils me précisent qu’ils attendent des jumeaux (je me disais aussi que le ventre de madame était déjà bien avancé pour une femme enceinte de seulement trois mois), je me sens obligé de leur souhaiter bon courage… Est-ce inapproprié ? Peut-être car ils n’en ont sûrement pas besoin : le simple fait d’avoir décidé de garder les enfants est une preuve de courage…

 

10h50 : À la boutique d’impression, la machine fait des siennes et je suis obligé de déranger la patronne qui est déjà bien embêtée – elle a annoncé qu’elle allait fermer à l’heure de midi, ce qui est inhabituel, j’imagine qu’elle fait face à l’absence de son employée. Je sens une certaine tension, aggravée par ma propre impatience… Je ne suis pas au bout de mes allers-retours, la pluie battante semble partie pour persister toute la journée et je suis déjà à bout de nerfs !

 

11h30 : De passage au Leclerc de la rue Jean Jaurès, je jette un coup d’œil sur les quotidiens du jour : j’apprends ainsi les dernières annonces de Macron… Heureusement qu’on a un président jeune et moderne : déjà qu’il annonce le retour du port de l’uniforme à l’école, qu’est-ce que ce serait s’il était vieux et réac ! Sans compter qu’il va de soi que ça va résoudre tous les problèmes de l’école : dès qu’ils seront tous habillés pareils, les gosses auront tous des bonnes notes et ne se mettront plus à quinze pour harceler un camarade jusqu’à ce qu’il se suicide, c’est évident ! Et une raison de plus pour ne pas vouloir se reproduire, une !

 

19h : Comme prévu, je suis au Beaj Kafé pour présenter mon livre. Si j’étais un imbécile heureux obscènement positif, je vous dirais que nous avons eu des échanges passionnants, que ce fut un moment privilégié, et gnagnagni et gnagnagna ! Mais j’ai passé l’âge de ce genre de consolations romantiques. La vérité, c’est qu’il n’y a eu que six personnes pour venir m’écouter, que je n’ai vendu que deux livres et que je me suis couvert de ridicule en me versant de l’eau À CÔTÉ du verre, occasionnant une crise rendue inévitable pour mon état de fatigue… C’est ce qu’on appelle une soirée oubliable ! Je ressors avec une certaine amertume… Pour ne rien arranger, le professeur Planche, qui a eu la gentillesse de venir m’épauler au cas où on me poserait une question un peu trop pointue sur l’autisme, m’a révélé une annonce de Macron à laquelle j’avais échappé : le congé parental va être supprimé au profit d’un « congé naissance » qui ne durera que six mois… Visiblement, notre président n’est pas pressé de relancer la natalité ! Le pire, c’est que je n’ose même pas le lui reprocher : une natalité abondante est une calamité en Afrique, pourquoi ce serait une bénédiction chez nous ?

 

Jeudi 18 janvier

 

12h : Déjeuner aux Ribines avec un ami. La moitié du peu d’argent que j’ai gagné hier soir passe dans mon addition. Mais ce n’est pas grave, j’aime discuter avec cet encore jeune homme qui est un des rares à me comprendre vraiment : je lui fais part de mes difficultés actuelles, à commencer par ma troisième tentative pour obtenir l’Allocation Adulte Handicapé. Je ne peux m’empêcher de dire que dans d’autres civilisations, j’aurais été considéré comme un intermédiaire entre les dieux et les hommes et aurait été nourri et logé par la communauté, tandis que dans l’occident moderne, je suis presque obligé de m’excuser d’exister ! Je repense au Dalaï-Lama qui, quand on lui a demandé ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, aurait répondu « Ce serait une bonne idée »…

 

18h45 : Je me retrouve au Beaj Kafé où doit se tenir une « performance », comme me l’a annoncé la responsable de l’animation. Mais je ne suis là que pour réceptionner des totebags que j’ai commandés et je compte bien partir sans demander mon reste après avoir été livré. Manque de chance : le graphiste, qui vient me livrer lui-même les totebags, m’offre une tasse de thé et m’invite à le suivre à assister à la performance ! Je n’ose pas dire non à un artiste qui a pris la peine de se déplacer… Bref, je me retrouve dans l’arrière-salle du café : ayant besoin d’une table pour poser ma tasse, je ne m’installe pas à côté du graphiste et je me retrouve à proximité d’un type que j’ai l’impression de connaître depuis dix mille ans et dont je n’ai plus rien à foutre. Pour ne rien arranger, je m’attends à un spectacle un brin chiant-chiant, avec une poétesse vaporeuse déclamant des phrases pseudo-philosophiques et un plasticien qui barbouille des saloperies abstraites. Et bien vous savez quoi ? C’était exactement ça ! Je ne reste même pas pour l’échange avec l’auditoire, je me carapate tout de suite après avoir applaudi par pure politesse et salué brièvement le graphiste. Bref, c’était une performance… Peu performante !  

 

C'est tour pour cette semaine, à la prochaine !    

 



19/01/2024
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