Dans une semaine, élections législatives

 

 

Depuis l'instauration du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral qui a placé les législatives un mois et demi après les présidentielles, les premières ne servent pratiquement plus qu'à enregistrer le résultat des secondes et à procurer des rogatons de pouvoir aux grandes gueules locales dont on n'a pas voulu au gouvernement. Ce n'est pas difficile à expliquer : quand arrivent les législatives, les Français ont déjà des mois de campagne électorale acharnée dans les pattes et ne peuvent pas pas avoir envie de reprendre le collier aussitôt après, surtout à une période de l'année où le soleil revient et où on ne rêve plus que de vacances... Bref, rappelez-vous 1981, 1988, 2002, 2007 et 2012 : jamais un président fraichement élu n'a été désavoué par les législatives, autant dire que ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe n'ont de souci à se faire dans l'immédiat...

 

 

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Encore moins Nicolas Hulot qui ne peut se sentir concerné par la consigne donnée aux ministres de quitter le gouvernement en cas de défaite dans leur circonscription...

 

 

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Signalons aux lecteurs mal-comprenants que "la boîte à cons" est le surnom dont les Guignols de l'Info ont affublé l'actuel siège de TF1 dès son inauguration.

 

 

Le gouvernement peut donc envisager l'avenir immédiat avec un relatif optimisme, surtout après l'appel de François Baroin à se désister en faveur de La République En Marche contre le Front National : malgré toute mon antipathie pour cet ancien jeune loup devenu quinquagénaire transparent, je ne lui tiendrai pas rigueur de ce parti pris autrement plus responsable que celui de Laurent Wauquiez qui renvoie dos à dos PS et FN...

 

 

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Front National qui, soit dit en passant, crie haro sur les patrons étrangers mais ne dit rien aux patrons français : il y a quarante ans, le parti communiste français proposer de bâtir un "socialisme aux couleurs de la France", aujourd'hui, le FN propose un "capitalisme aux couleurs de la France" ! C'est la même arnaque, mais en pire.

 

 

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A gauche, Benoît Hamon a décidé de soutenir un candidat communiste contre Manuel Valls à qui la trahison n'aura vraiment pas profité... A moins que ses électeurs, qui n'en sont pas à une connerie près, ne le réélisent, bien sûr !

 

 

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Et Jean-Luc Mélenchon continue à cannibaliser la gauche alternative, tant il est vrai que ce n'est pas ce brave Pierre Laurent qui sera de taille à l'en empêcher...

 

 

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Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire... Sauf un truc : ATTENTION ! NE PAS VOTER PEUT PROVOQUER UN(E) DÉPUTÉ(E) GRAVE ! Alors n'oubliez pas d'aller voter, même si ce n'est pas de gaité de cœur...

 

 



04/06/2017
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