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Bécassine apparait ici en tant que représentation, certes caricaturale mais aussi attachante et, surtout, aisément identifiable de la Bretagne – Emmanuel Pierrat a raison de désigner Bécassine comme « le personnage qui symbolise le mieux le regard dépréciatif porté par les Français sur leurs concitoyens bretons »[1] mais il ne tient pas suffisamment compte de la réappropriation du personnage par les Bretons qui préfèrent rire de cette caricature trop naïve pour être crédible et qui a le mérite de faire exister la Bretagne dans l’imaginaire national, d’autant que les bêtises (au pluriel) que commet en toute bonne foi Bécassine mettent souvent en avant et dénoncent la bêtise (au singulier) qui caractérise ses maîtres supposés cultivés et intelligents, comme l’a remarqué Yves Frémion : « Finalement, si l’on regarde bien, les autres personnages  (sauf Loulotte) sont pires, à commencer par la snob et fausse grande dame qu’est la marquise Hermine de Grand-Air. Mais Zidore d’abord, plus tard Hilarion et ses citation de Racine, ou Léonie, M. Proey-Minans, la famille Kilouch, tous sont ridicules d’une manière ou d’une autre. (…) Aristos, prolos et ploucs en prennent tous autant. Pauvres et riches idem. Au bout du compte, Bécassine est la plus épargnée. Elle se révèle pas si bécasse que ça, elle a un jugement, mais pas d’instruction, d’où ses bêtises. »[2]


[1] Emmanuel PIERRAT, 100 images qui ont fait scandale, p.70

[2] Yves FRÉMION, « Bécassine » in Fluide Glacial n°289, p.27

 



09/09/2017
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