Le bestiaire politique : le rat

Le parfait parasite, donc le vrai roi de la création. A l'image de son homologue qui s'est retiré du monde dans la fable de La Fontaine, il s'installe là où il sent qu'il pourra manger en abondance, et il ne quitte son territoire que lorsqu'il a épuisé ses réserves, partant à la recherche d'un autre garde-manger. Ses préoccupations ne vont pas plus loin et sa faim, qu'il cherchera à satisfaire quoi qu'il arrive, connaît souvent des augmentations exponentielles. Rusé et fondamentalement égoïste, il se vautre littéralement dans l'opulence que les hommes lui offrent, souvent sans le savoir, ne manque jamais d'astuce pour arriver à ses fins, quitte à sacrifier les autres, ce qui ne le dérange absolument pas. Se multipliant rapidement car il enchaîne les conquettes, sa destruction coûte beaucoup d'argent et l'homme reste impuissant à l'éradiquer. On croit calmer sa faim insatiable en le domestiquant, mais il ne se considère au service de personne, sauf de lui-même, et ne reste dans sa cage que si elle est dorée. En somme, on aura beau lui donner des circonstances atténuantes, il n'en est pas moins un nuisible irrécupérable. La meilleure chose à faire serait de le laisser dans son coin, où il se nourrirait de déchets, mais les homme sont tellement prompts à se passionner pour la moindre gêne...


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