Nouvelle édition du journal de Renan Apreski


RENAN APRESKI : L'invité de ce journal, le philosophe Bernard-Henri Bidochon.
BERNARD-HENRI BIDOCHON : Bonsoir, jeune con !
R.A. : Alors, Bernard-Henri, pendant que vos collègues se démènent pour trouver comment sortir la gauche française du marasme où elle se trouve actuellement, de votre côté, vous revendiquez être un intellectuel qui ne veut pas du tout sauver la gauche…
B-H. B. : Parfaitement ! La gauche, elle n'a qu'à crever ! Il y a des années qu'on nous le promet, il serait temps d'en finir, bordel !
R.A. : Dois-je comprendre que la fin de la gauche en France ne serait pas pour vous une perte ?
B-H. B. : Ah bah au contraire ! Ce serait un soulagement ! La gauche, c'est rien qu'une sale engeance de gens qui veulent tout changer au nom de principes abstraits ! Moi, quand j'étais enfant, les choses étaient comme elles devaient être et c'était bien comme ça ! Tenez, la première chose qu'ils ont faite, les gens de gauche, en arrivant au pouvoir, c'est d'abolir la peine de mort ! C'est vraiment du laxisme ! Et si c'était son fils qu'on lui tuait, à ce monsieur Badinter ? Et après, alors ! De pire en pire : les trente-cinq heures ! Qu'est-ce que c'est que ces gens qui encouragent la paresse ? Et la parité hommes-femmes ! Les gonzesses, tout ce qu'elles ont à faire, c'est faire le ménage et torcher les mômes ! Et pire que tout : le pacs ! De mon temps, dans mon village, les pédés, on les lynchait ! Et je passe volontiers sur le RMI et la CMU… les pauvres n'ont qu'à travailler !
R.A. : Mais Bernard-Henri, quel est votre idéal de société ?
B-H. B. : Mon quoi ?
R.A. : Bon, à quoi doit ressembler la société, selon vous ?
B-H. B. : Bah, c'est simple : les patrons décident et les employés ferment leur gueule ! Et les étrangers qu'ont rien à foutre en France, on les renvoie chez eux ! Et les délinquants, les jeunes, les barbus, les rouges, on leur fout un bon coup de matraque dans la gueule !
R.A. : Bien, merci, Bernard-Henri Bidochon, pour ces paroles pleines de sagesse. Passons maintenant à la commémoration d'un évènement aujourd'hui partiellement oublié : il ya tout juste 20 ans, en octobre 1989, les premiers mariages homosexuels étaient célébrés au Danemark. Depuis, il est possible d'affirmer avec certitude :

Sectes, pour terminer, avec l'église de scientologie qui, grâce à une loi votée au dernier moment, a échappé à la dissolution dont elle était menacée par le procès dans lequel elle était inculpée pour escroquerie. Un fait symptomatique de l'attirance de l'exécutif actuel pour les sectes ; rappelons que nous avons été les premiers à révéler ce document où le président Sarkozy est surpris en plein sabbat de la secte ultra-libérale en compagnie des prêtres Alain Minc et Jean-Marc Sylvestre. Souvenez-vous :

Pour mieux connaître cette curieuse secte aux ramifications internationales, rappelons ce qu'en dit l'éminent théologien Yves Frémion dans le "série or" de Fluide Glacial consacré aux religions, publié en septembre 2005 :
Rituels étonnants : les adeptes investissent tout leur argent dans des entreprises qu'ils dirigent, malgré les complications que cela suppose. On appelle ça la cérémonie le Cadublé. La cérémonie suivante consiste, après avoir embauché quelque temps auparavant des employés, ouvriers et collaborateurs, à les licencier le plus vite possible, en réalisant le plus gros paquet possible le même jour, avec le moins d'indemnités possible, le plus abruptement et le plus sévèrement possible. On appelle cette cérémonie le Plan social. Un seul suffit à effacer tous les péchés et à faire monter les actions, revendues le jour même. Le montant de la plus-value s'échange contre des points. Quand il en a cent, l'adepte monte d'un cran dans la hiérarchie de l'Eglise Libérale. Quelques dogmes étranges : les entreprises créent des emplois ; la croissance relance l'économie ; il faut gérer le monde comme une entreprise ; la concurrence est équitable ; le licenciement préserve de la licence...


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