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Catégorie Le J.T. de Renan Apreski: Des infos complètement fausses à ne surtout pas prendre au sérieux - ou alors en grattant un peu...

Le journal de Renan Apreski

 

 

 

RENAN APRESKI : Vous le savez sans doute, l’actualité politique suisse est marquée actuellement par une montée des mouvements d’extrême-droite xénophobe. Pour nous en parler, je reçois un dignitaire de l’UDC (Union Démocratique du Centre), monsieur Hans Brikopenner.

HANS BRIKOPENNER : Bonsoir, monsieur Apreski.

R.A. : Alors, monsieur Brikopenner, les citoyens helvètes ont fait un triomphe aux mouvements xénophobes en général et à votre parti en particulier, à quoi attribuez-vous cette réussite ?

H.B. : C’est bien simple, monsieur : nous, à l’UDC, nous disons tout haut ce que chaque suisse pense tout bas, à savoir « les frontaliers dehors » ! Je suis absolument choqué, en tant qu’homme, de voir ces hordes barbares venues de France envahir notre territoire !

R.A. : Houlà, vous y allez fort…

H.B. : Entendons-nous bien, monsieur : je n’ai rien contre les français, j’ai le plus grand respect pour ces gens-là ! J’ai moi-même de très bons amis parisiens qui déposent leur argent dans la même banque que moi. Mais que ces gens-là restent chez eux et qu’ils arrêtent de manger le pain des suisses ! Il n’y a pas de secret : vingt mille français qui travaillent en Suisse, vingt mille suisses au chômage ! Sans compter qu’il est malsain que ces métèques se permettent de vivre à proximité des habitations des helvètes de souche !

R.A. : De souche ? Mais la confédération helvétique n’existe que depuis sept siècles, ce qui n’est rien par rapport à d’autres États…

H.B. : Ne m’interrompez pas ! Comment voulez-vous que le travailleur suisse qui habite à Annemasse où je me promenais avec Christoph Blocher il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 6 000 francs suisses, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille française avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Et si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur suisse sur le palier devient fou !

R.A. : Heu…

H.B. : Et que dire de l’insécurité ! Des hommes de sang français ne peuvent pas, par nature, s’insérer dans la société suisse ! N’allez pas m’accuser de racisme : ce n’est pas mon souhait, c’est génétique ! Certains de mes concitoyens n’osent plus sortir le soir dans la rue, de peur de se faire rançonner par des voyous à la peau blanche et aux yeux ronds poussant des cris barbares tels que « Montjoie Saint-Denis » ou « à l’assaut » ! Une vieille dame m’a même dit « Je suis bonne protestante et je n’ose plus sortir mon chien avec tous ces catholiques qui traînent en ville ! Dieu sait ce que ces sauvages peuvent manger ! » C’est pour des peurs comme celles-là qu’en vérité je vous le dis : il faut d’urgence renvoyer tous ces français chez eux en Charter et organiser un grand débat sur l’identité nationale suisse !

R.A. : Hum ! Merci, monsieur Brikopenner…     

 


Posté le 16/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Le journal de Renan Apreski

 

 

 

RENAN APRESKI : L’invitée de ce journal, la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal.

SÉGOLÈNE ROYAL : Bonsoir, monsieur Apreski !

R.A. : Ah non ! Ne commencez pas les familiarités, hein ! N’essayez pas de m’embobiner avec vos manières enjôleuses ! On n’a pas gardé les cochons ensemble !

S.R. : Mais ? Je ne voulais pas…

R.A. : Quoi ? Vous niez déjà ? Mais vous êtes d’une inconstance incroyable ! Un coup, vous affirmez une chose, un coup son contraire ! Vous voulez tenir tête à Nicolas Sarkozy et vous faites volte-face comme ça, pour un oui ou pour un non ?

S.R. : Mais vous ne m’avez même pas laissé finir ma phrase !

R.A. : Ah, ne protestez pas, hein ! Je fais mon travail de journaliste, je cherche à faire dire la vérité aux gens ! Vous n’allez pas m’apprendre mon métier, non ? Apprenez déjà à bien faire le votre !

S.R. : Et bien puisque vous parlez de mon travail, justement je…

R.A. : Et voilà, déjà les « moi-je-moi-je » ! Mais vous ne pensez donc qu’à vous ? Jamais à la France ? Il n’y a donc que votre réussite qui vous importe ?  Nous sommes en pleine crise économique mondiale et tout ce qui vous importe, c’est votre carrière ? Non mais vous n’avez pas honte ? !

S.R. : Mais écoutez-moi avant de…

R.A. : Des ordres, à présent ? Vous osez bafouer publiquement la liberté de la presse ? Vous ne m’empêcherez pas d’exercer mon métier et de dire la vérité aux français, dussé-je grossir les rangs des martyrs de la liberté d’expression !

S.R. : Mais vous êtes dingo, ou quoi ?

R.A. : Et des insultes, en plus ? Ah, je vous reconnais bien là, vous et votre populisme new age qui dissimule un authentique mépris d’autrui ! Vous voulez diriger le pays, mais vous êtes incapable d’écouter les problèmes des français, tant vous êtes obnubilée par les problèmes que vous rencontrez au sein de votre propre parti !

S.R. (Essayant de rentrant sa colère) : Bon…Quel est votre problème ?

R.A. : Je n’ai pas de problème ! Vous, par contre…

S.R. : À mon tour de parler ! QUEL EST VOTRE PROBLÈME ?

R.A. (déstabilisé) : Mais…rien du tout… je vais très bien…

S.R. : Si, si ! Je commence à avoir l’habitude de me faire houspiller avant même d’être écoutée, mais vous, c’est à tel point que je vois bien que vous avez un problème ! Alors ?

R.A. : Ben... Vous venez de le dire… La consigne, à la rédaction, c’est de dire du mal de vous quoi qu’il arrive… Le patron m’a dit « il ne faut surtout pas que les français sachent qu’elle n’est pas plus conne que Sarkozy ! » Alors je respecte les consignes pour éviter d’être viré… Vous comprenez, avec la crise, les temps sont durs pour les jeunes, comme moi…

S.R. : Hum… Bon, on continue l’interview quand même ?

R.A. : Non, madame Royal, vous pouvez disposer : ça ne vaut plus le coup que vous restiez. On a déjà dépassé le temps qui nous était imparti et de toute façon, je n’avais rien d’autre à faire que de vous engueuler gratuitement.

S.R. : Bon, ben, je vous laisse, je dois me faire engueuler sur France 2…

R.A. : Vous voulez dire interviewer ?

S.R. : Pour moi, c’est devenu tout comme… (Elle sort)

R.A. : Je me demande si je ne vais pas prendre quelques vacances…

 


Posté le 10/10/2009 | 9 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Nouvelle édition du journal de Renan Apreski

 

 

 

RENAN APRESKI : L'invité de ce journal, le philosophe Bernard-Henri Bidochon.

BERNARD-HENRI BIDOCHON : Bonsoir, jeune con !

R.A. : Alors, Bernard-Henri, pendant que vos collègues se démènent pour trouver comment sortir la gauche française du marasme où elle se trouve actuellement, de votre côté, vous revendiquez être un intellectuel qui ne veut pas du tout sauver la gauche…

B-H. B. : Parfaitement ! La gauche, elle n'a qu'à crever ! Il y a des années qu'on nous le promet, il serait temps d'en finir, bordel !

R.A. : Dois-je comprendre que la fin de la gauche en France ne serait pas pour vous une perte ?

B-H. B. : Ah bah au contraire ! Ce serait un soulagement ! La gauche, c'est rien qu'une sale engeance de gens qui veulent tout changer au nom de principes abstraits ! Moi, quand j'étais enfant, les choses étaient comme elles devaient être et c'était bien comme ça ! Tenez, la première chose qu'ils ont faite, les gens de gauche, en arrivant au pouvoir, c'est d'abolir la peine de mort ! C'est vraiment du laxisme ! Et si c'était son fils qu'on lui tuait, à ce monsieur Badinter ? Et après, alors ! De pire en pire : les trente-cinq heures ! Qu'est-ce que c'est que ces gens qui encouragent la paresse ? Et la parité hommes-femmes ! Les gonzesses, tout ce qu'elles ont à faire, c'est faire le ménage et torcher les mômes ! Et pire que tout : le pacs ! De mon temps, dans mon village, les pédés, on les lynchait ! Et je passe volontiers sur le RMI et la CMU… les pauvres n'ont qu'à travailler !

R.A. : Mais Bernard-Henri, quel est votre idéal de société ?

B-H. B. : Mon quoi ?

R.A. : Bon, à quoi doit ressembler la société, selon vous ?

B-H. B. : Bah, c'est simple : les patrons décident et les employés ferment leur gueule ! Et les étrangers qu'ont rien à foutre en France, on les renvoie chez eux ! Et les délinquants, les jeunes, les barbus, les rouges, on leur fout un bon coup de matraque dans la gueule !   

R.A. : Bien, merci, Bernard-Henri Bidochon, pour ces paroles pleines de sagesse. Passons maintenant à la commémoration d'un évènement aujourd'hui partiellement oublié : il ya tout juste 20 ans, en octobre 1989, les premiers mariages homosexuels étaient célébrés au Danemark. Depuis, il est possible d'affirmer avec certitude : 

 

 

Sectes, pour terminer, avec l'église de scientologie qui, grâce à une loi votée au dernier moment, a échappé à la dissolution dont elle était menacée par le procès dans lequel elle était inculpée pour escroquerie. Un fait symptomatique de l'attirance de l'exécutif actuel pour les sectes ; rappelons que nous avons été les premiers à révéler ce document où le président Sarkozy est surpris en plein sabbat de la secte ultra-libérale en compagnie des prêtres Alain Minc et Jean-Marc Sylvestre. Souvenez-vous :

 

 

Pour mieux connaître cette curieuse secte aux ramifications internationales, rappelons ce qu'en dit l'éminent théologien Yves Frémion dans le "série or" de Fluide Glacial consacré aux religions, publié en septembre 2005 :

Rituels étonnants : les adeptes investissent tout leur argent dans des entreprises qu'ils dirigent, malgré les complications que cela suppose. On appelle ça la cérémonie le Cadublé. La cérémonie suivante consiste, après avoir embauché quelque temps auparavant des employés, ouvriers et collaborateurs, à les licencier le plus vite possible, en réalisant le plus gros paquet possible le même jour, avec le moins d'indemnités possible, le plus abruptement et le plus sévèrement possible. On appelle cette cérémonie le Plan social. Un seul suffit à effacer tous les péchés et à faire monter les actions, revendues le jour même. Le montant de la plus-value s'échange contre des points. Quand il en a cent, l'adepte monte d'un cran dans la hiérarchie de l'Eglise Libérale. Quelques dogmes étranges : les entreprises créent des emplois ; la croissance relance l'économie ; il faut gérer le monde comme une entreprise ; la concurrence est équitable ; le licenciement préserve de la licence...

 


Posté le 04/10/2009 | 20 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La pub se débarasse de ses poncifs

 

 

 

Las de s'entendre dire qu'ils contribuent à donner une image stéréotypée et fabriquée de toutes pièces de la beauté féminine, de plus en plus de publicitaires font désormais appel à des personnalités au physique quelconque voire repoussant de prime abord pour vanter les mérites des produits. Ainsi, les responsables de la publicité des laboratoires pharmaceutiques ont fait appel, pour leur nouvelle campagne, à une femme objectivement laide :

 

 


Posté le 28/09/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

BRAVO aux journalistes belges !

 

 

 

Bonjour ! Nos confrères de la RTBF, la télévision belge, viennent de nous envoyer un enregistrement qu’ils affirment être celui d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et un patron de presse qu’ils ne sont pas parvenus à identifier. Voici ce que nous avons entendu à l’écoute de cette cassette…

SARKOZY : Quoi ? Il y a une embellie au PS ?

INTERLOCUTEUR : Ben oui, Ségolène Royal se tient tranquille et Martine Aubry s’est déclarée favorable à l’organisation de primaires…

SARKOZY : Mais il ne faut pas laisser faire ! Continuez à insister sur leurs divisions !

INTERLOCUTEUR : Je ne demanderais pas mieux, mais s’ils n’en font pas état eux-mêmes en public, je ne peux pas grand’ chose…

SARKOZY : Bon ! Et bien voilà ce que vous allez faire : vous allez faire faire par deux de vos journalistes une enquête pour vérifier si l’élection de Martine Aubry à la tête du PS n’est pas le fruit d’une tricherie…

INTERLOCUTEUR : …de la part de Martine Aubry elle-même ?

SARKOZY : Non, pas forcément, mais il y avait tellement de gens, au PS, qui voulaient éviter à tout prix la victoire de Ségolène Royal…ils devraient trouver ! De toute façon, dites-leur de ne pas désigner de coupable, ça ferait peser la faute sur un seul, alors que c’est bien tout le PS qu’il faut continuer de discréditer !

INTERLOCUTEUR : Cela s’entend.   

SARKOZY : Ne me parlez pas comme un intello ou je demande à votre patron de vous virer !

Fin de citation. La question qui se pose maintenant, c’est bien entendu : la presse belge avait-elle le droit d’enregistrer les conversations privées du président français ?  

 


Posté le 11/09/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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