Vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais il y a déjà quelques temps de cela, en février pour être précis, j'avais promis que je vous présenterais des coupures coupures de presse tirées de numéros du Maine libre des années 1960, coupures que j'avais découpées et conservées parce que je les trouvais drôles ou intéressantes. Cliquez ici pour (re)découvrir la note en question. Je suis enfin en mesure de tenir ma promesse :









Le grand public ne connaît du roman grec que Daphnis et Chloé de Longus et se fait une idée assez appauvrie du genre, volontiers réduit à un ensemble d'oeuvres idéalistes et naïves ne convenant qu'à un public populaire. Après tous ces siècles écoulés, le moment de la réhabilitation est venu avec la fiche que j'ai tapée, compte-rendu de la conférence que Dimitri Kasprzyk a donnée à ce sujet durant le premier semestre de cette année. Je vous invite à la découvrir ici.
Je reviens d'une marche au bord de la mer, à la pointe Saint-Mathieu, qui m'a aidé à me porter un peu mieux, sans pour autant chasser ma déprime. Déprime qui a mis un sérieux frein à mon activité de dessinateur. Je ne pouvais cependant pas passer à côté du triste anniversaire que l'on célèbre demain, celui de la mort prématurée de Coluche, survenue le 19 juin 1986.

Je me permets de vous renvoyer à une planche que j'avais exécutée il y a deux ans à l'occasion des 20 ans de cette même mort accidentelle :
J'ai - heureusement ! - progressé en dessin depuis.
Chers visiteurs, je ne suis pas homme à vous agacer avec mes soucis. Sachez seulement qu'en ce moment, je suis en pleine déprime, je n'ai pas le coeur à faire rire. Je vais donc laisser ce soin à quelqu'un d'autre, à savoir Francisco Ibañez, le créateur de Mortadelo et Filémon.
La France et la Belgique n'ont pas le monopole de la bande dessinée d'humour, comme le prouve cette série créée en 1958 - et toujours en activité ! - par Ibañez, qui est reconnu en Espagne comme un grand créateur, d'une envergure semblable à celle de Franquin - auquel il doit beaucoup. Mortadelo et Filémon, ses héros fétiches, sont aussi populaires outre Pyrénées qu'Astérix chez nous et ont connu de nombreuses traductions à l'étranger - sans jamais pourtant vraiment percer ailleurs qu'en Espagne - et même des adaptations en dessin animés et au cinéma.
Ibañez est très influencé, d'un point de vue scénaristique, par le cinéma américain burlesque dans la lignée de Charlie Chaplin ou de Harold Lloyd et par les cartoons de la grande époque. Mortadelo et Filemon sont deux agents secrets travaillant à la T.I.A. (Techniques d'Investigation Aérotérienne), une agence qui a élevé l'incompétence au rang d'art de vivre. Mortadelo et Filemon demeurent les champions incontestés dans ce domaine. Je vous présente les personnages, que j'ai dessinés moi-même pour l'occasion - et pour éviter les problèmes liés aux droits à l'image :

MORTADELO ET FILEMON
Deux exemples à ne pas suivre d'agents secrets particulièrement maladroits. Vêtu d'un costume noir la plupart du temps, Mortadelo est le moteur de ce binôme d'agents secrets, ce qui ne signifie pas qu'il va de l'avant : il possède un don certain pour se déguiser et pour provoquer des catastrophes. Toujours à se disputer avec son chef ou à lui jouer des tours, c'est lui qui, la plupart du temps, finit par trouver une stratégie farfelue pour résoudre les affaires que leur confie le «Super». Filémon n'est guère plus exemplaire en matière d'intelligence et d'efficacité. Avec ses deux cheveux sur la tête et son éternel nœud papillon, on ne peut pas le confondre avec Mortadelo, dont il est le chef et le coéquipier, avec charge pour lui, quand ça va mal (c'est-à-dire presque toujours), de payer les pots cassés pour les gaffes de Mortadelo, ce qui n'est pas de nature à le réjouir. Ces deux phénomènes sont malgré tout inséparables.

LE SUPER
Vincente de son prénom. Toujours vêtu de bleu, le «Super» est le chef de Mortadelo et Filémon et le superintendant de la «T.I.A.» Il ne manque pas d'ingéniosité pour faire appeler les agents afin de leur confier des missions de toutes sortes. Quand il se met en colère, il est d'une humeur épouvantable et n'hésite pas à réserver les missions les plus difficiles et les plus risquées à Mortadelo et Filémon.

PROFESSEUR BACTERIO
Le savant fou de la «T.I.A.», toujours à inventer et à expérimenter pour que les agents puissent accomplir plus facilement leurs missions. Seulement voilà, il fait toujours une «petite erreur». Petite, mais lourde de conséquences, et ses inventions ont toujours un effet contraire à celui espéré. Mortadelo et Filémon, habitués à devoir tester ses inventions, ne peuvent pas le voir en peinture.

OFELIA
La secrétaire du «Super», une blonde replète au caractère de cochon, toujours à se crêper le chignon avec Mortadelo et Filemon, dont elle est une des têtes des turc privilégiées. Malgré tout, elle ne perd pas sa coquetterie (elle est très prétentieuse) et quand elle voir l'agent Mortadelo, elle ne peut pas s'empêcher de succomber à son charme.

IRMA
La dernière arrivée dans la série. Une autre des innombrables secrétaires que compte la T.I.A., mais contrairement à Ofelia, elle est ravissante et Mortadelo et Filemon en sont gaga. Bien entendu, la donzelle résiste farouchement aux avances des deux agents secrets et sa collègue Ofelia est épouvantablement jalouse.
En 2005, à l'occasion du 400ème anniversaire de Don Quichotte de la Manche, l'oeuvre de Cervantes, Ibañez a rendu un hommage mérité à l'universel héros éponyme du roman en lui dédiant un album de Mortadelo et Filémon. L'aventure commence quand le Super désire tester la dernière invention du professeur Bacterio, et nos amis Mortadelo et Filémon sont bien entendus tous désignés pour ça. Mais le professeur a commis une de ses coutumières "petites erreurs", et les deux agents finissent avec la personnalité de Don Quichotte et Sancho Panza (devenus dans l'histoire Mortadelo de la Manche et son écuyer Filémoncho, avec Ofelia dans le rôle de Dulcinée), ce qui donne évidemment lieu à toute une série d'imbroglios et de situations hilarantes.
Pour en savoir plus, le site officiel de Mortadelo et Filemon (en espagnol), visible ici.

Je viens de terminer une fiche de lecture sur un livre de Kurt Flasch, Introduction à la philosophie médiévale. On a trop tendance à considérer le Moyen-âge comme une période arriérée, ou la pensée se résumait au rabâchage de dogmes religieux. En fait, c'est une époque beaucoup plus riche qu'on ne le croit sur le plan intellectuel, et je vous invite à le découvrir comme moi je l'ai découvert, en découvrant ma fiche ici.