Avis aux éditeurs : si vous êtes interessés par la publication d'un recueil de mes dessins d'actualité, j'ai déjà une couverture pour ça :

Bon, si je la mettais en couleurs, ce serait mieux, je sais.
Regardez n'importe quelle publicité vantant les mérites d'une automobile : vous verrez toujours une seule voiture rouler peinard sur une route dégagée. Pourtant, quand vous l'achetez, la route dégagée est rarement vendue avec...
Je suis tombé sur une réclame pour le spectacle nocturne du Puy-du-Fou au moment où De Villiers rejoignait les rangs de la majorité présidentielle. Je n'ai pas pu m'en empêcher...



Quelle bande d'empaillés, à Blog4ever ! Perdre les articles publiés hier, il fallait le faire ! Du coup, je vous remontre le dessin d'hier :

Ce dessin s'accorde assez bien avec celui d'aujourd'hui dont l'idée m'est venue en regardant le début des 20 ans du zapping de Canal+ : l'effondrement du communisme (chute du mur de Berlin, Roumanie libérée des Ceauþescu) coïncide, sur le plan chronologique, avec la remontée en puissance des intégrismes religieux (affaire Rushdie, Jean-Paul II qui s'arroge le monopole de la victoire contre le communisme)...



RENAN APRESKI : Vous le savez sans doute, l’actualité politique suisse est marquée actuellement par une montée des mouvements d’extrême-droite xénophobe. Pour nous en parler, je reçois un dignitaire de l’UDC (Union Démocratique du Centre), monsieur Hans Brikopenner.
HANS BRIKOPENNER : Bonsoir, monsieur Apreski.
R.A. : Alors, monsieur Brikopenner, les citoyens helvètes ont fait un triomphe aux mouvements xénophobes en général et à votre parti en particulier, à quoi attribuez-vous cette réussite ?
H.B. : C’est bien simple, monsieur : nous, à l’UDC, nous disons tout haut ce que chaque suisse pense tout bas, à savoir « les frontaliers dehors » ! Je suis absolument choqué, en tant qu’homme, de voir ces hordes barbares venues de France envahir notre territoire !
R.A. : Houlà, vous y allez fort…
H.B. : Entendons-nous bien, monsieur : je n’ai rien contre les français, j’ai le plus grand respect pour ces gens-là ! J’ai moi-même de très bons amis parisiens qui déposent leur argent dans la même banque que moi. Mais que ces gens-là restent chez eux et qu’ils arrêtent de manger le pain des suisses ! Il n’y a pas de secret : vingt mille français qui travaillent en Suisse, vingt mille suisses au chômage ! Sans compter qu’il est malsain que ces métèques se permettent de vivre à proximité des habitations des helvètes de souche !
R.A. : De souche ? Mais la confédération helvétique n’existe que depuis sept siècles, ce qui n’est rien par rapport à d’autres États…
H.B. : Ne m’interrompez pas ! Comment voulez-vous que le travailleur suisse qui habite à Annemasse où je me promenais avec Christoph Blocher il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 6 000 francs suisses, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille française avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Et si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur suisse sur le palier devient fou !
R.A. : Heu…
H.B. : Et que dire de l’insécurité ! Des hommes de sang français ne peuvent pas, par nature, s’insérer dans la société suisse ! N’allez pas m’accuser de racisme : ce n’est pas mon souhait, c’est génétique ! Certains de mes concitoyens n’osent plus sortir le soir dans la rue, de peur de se faire rançonner par des voyous à la peau blanche et aux yeux ronds poussant des cris barbares tels que « Montjoie Saint-Denis » ou « à l’assaut » ! Une vieille dame m’a même dit « Je suis bonne protestante et je n’ose plus sortir mon chien avec tous ces catholiques qui traînent en ville ! Dieu sait ce que ces sauvages peuvent manger ! » C’est pour des peurs comme celles-là qu’en vérité je vous le dis : il faut d’urgence renvoyer tous ces français chez eux en Charter et organiser un grand débat sur l’identité nationale suisse !
R.A. : Hum ! Merci, monsieur Brikopenner…
Faut-il vraiment un commentaire ?
